Echo des luttes /​GREVE AU LYCEE VICTOR HUGO POUR DEFENDRE NOTRE DHG

GREVE AU LYCEE VICTOR HUGO

POUR DEFENDRE NOTRE DHG

 

Nous avons appris ces derniers jours que la Dotation Horaire Globale de notre lycée est prévue en forte baisse pour l'année prochaine - autour de 34 heures. Nos effectifs globaux diminueraient légèrement (29 élèves en moins), mais cela ne suffit bien sûr pas à expliquer une telle baisse de DHG qui va compromettre fortement nos enseignements.

Nous sommes un lycée général et technologique évincé de la classification ZEP en 2015, en dépit du bon sens. Nous accueillons un public spécifique et nous avons l'IPS (Indice de Positionnement Social) le plus bas de l'académie et de France.  Nos résultats aux évaluations nationales sont bien inférieurs aux attendus par niveau. Ainsi au DNB, nos élèves de seconde obtiennent en maths 7,1 contre une moyenne académique de 11,4 et en français 9,2 contre une moyenne académique de 11,8.

Par rapport à cette réalité, nous avons besoin de moyens adaptés pour donner à nos élèves les meilleures chances de réussite, à égalité avec les élèves d'autres établissements plus favorisés. L'école de la République ne devrait-elle pas offrir une équité afin de permettre la réussite de tous ses élèves ?

Nous constatons que des effectifs de classe plus réduits permettent un travail de meilleure qualité et davantage de réussite aux examens. Les heures qui nous étaient allouées pour la DHG permettaient des dédoublements de classes, des effectifs allégés mais aussi des heures spécifiques de remédiation pour des problèmes ponctuels ou de fond. Ces heures sont vitales pour garantir un fonctionnement serein dans un établissement difficile où les situations de détresse sont multiples et fréquentes. On voit ainsi la différence entre des classes de terminale STMG à vingt-deux élèves cette année et des classes de première à environ trente élèves où les conditions d'enseignement deviennent intenables.

Nous sommes d'autant plus atterrés par cette décision que le rectorat de l'académie d'Aix-Marseille nous a indiqué que cette baisse avait aussi pour but de donner des heures à la nouvelle Cité Internationale J. Chirac, établissement qui sélectionne un public privilégié en contournant les règles de la sectorisation. C'est faire preuve d'un cynisme inacceptable que de prendre aux plus défavorisés pour donner aux plus favorisés. Nous sommes en désaccord avec ces coupes budgétaires brutales qui, à Victor Hugo et ailleurs, menacent le fonctionnement du service public de l'Education Nationale.

Par ailleurs, nous constatons, année après année, une baisse constante des moyens dans tous les domaines : le CDI manque de personnel et ne peut fonctionner tous les jours ; nous n'avons ni assistante sociale ni psychologue de l'éducation à temps plein pour plus de mille élèves, dont 80% de boursiers ; les locaux sont dans un état de délabrement avancé et accueillent plus d'élèves qu'ils ne le permettent ; nous manquons de matériel pédagogique, en particulier en BTS où des ressources (livres, logiciels) disponibles les années précédentes ne le sont plus ; enfin la disparition du Pass Culture va encore réduire l'accès à la culture.

A chaque fois que nous demandons des moyens humains supplémentaires, il nous est répondu que nous sommes surdotés. Comment se fait-il que cette prétendue surdotation ne corresponde jamais à nos besoins réels ?

Nous demandons donc l'augmentation des moyens alloués à notre établissement afin de nous permettre de travailler dans des conditions plus sereines et de pouvoir assurer la réussite de nos élèves.

APPEL à tousTEs les collègues des écoles et bahuts concernés par les fermetures de postes/classes:

MARDI 25 MARS à 18h à la Bourse du travail à Marseille (bvd Charles Nedelec).

Les personnels grévistes du Lycée Victor Hugo.

 

Marseille, le 18 mars 2025